Les dividendes en bourse guide complet

Les dividendes en bourse : notre guide complet

Tout savoir sur les dividendes en Bourse

L’investissement en Bourse est un domaine qui vous attire, et vous aimeriez tenter votre chance. Dans ce cas, il vous faut prendre le temps de vous renseigner, d’en apprendre plus et de mieux maîtriser tous ses aspects.

Revenons aux bases de l’investissement en Bourse : les dividendes.

Que sont-ils? Qui les perçoit? Comment fonctionnent-ils? Réponses dans cet article!

1 – Que sont les dividendes ? 

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Les actions génèrent deux types de revenus pour ceux qui les détiennent.

Le premier est la plus-value, qui se matérialise par la différence positive entre l’achat et la revente des titres.

Le second est le dividende, qui représente une part des bénéfices réalisés par les entreprises et reversée chaque année à leurs actionnaires (détenteurs des titres).

Un dividende est un quota-part des bénéfices dégagés par une société, et qui est distribuée aux actionnaires, sous la forme de « coupons ». Les dividendes sont versés aux actionnaires sur décision de l’Assemblée générale de l’entreprise. Et ils peuvent être réguliers, ou exceptionnels, comme cela se produit à la suite d’une vente d’actifs par l’entreprise. 

Le dividende se nomme donc aussi « coupon ».

Au moment du versement des dividendes aux actionnaires, on parle de « détachement du coupon », en référence aux anciens timbres détachables que les actions comportaient par le passé, lors de la création de la Société des Bourses françaises.

Les actions étaient alors des titres en papier, que nous avons ensuite remplacés par des enregistrements informatiques.

Aujourd’hui, la Bourse est entièrement informatisée et virtuelle. 

a) Le principe du dividende 

Une action désigne un titre de propriété d’une part plus ou moins importante d’une entreprise. 

Ainsi, le titulaire de l’action prend un risque : celui d’apporter de l’argent au fonctionnement d’une société. Les détenteurs des titres, aussi appelés « actionnaires », sont associés à la société. Ils en partagent les avantages et les inconvénients, les réussites et les échecs, et bien sûr, les bénéfices. 

En cas de faillites, les actions d’une société n’ont plus de valeur. En revanche, si celle-ci se développe et réalise des bénéfices, les actionnaires partagent une part de ces bénéfices. 

Cet intéressement aux bénéfices de la société s’appelle donc un dividende.

Il arrive toutefois que des entreprises aient choisi d’appliquer une politique axée sur le long terme. Dans ce cadre, il leur arrive d’utiliser de l’argent en réserve pour verser les dividendes des actionnaires, sans même avoir réalisé de bénéfices.

Cette politique poursuit un objectif clair : celui de fidéliser les actionnaires. 

2 – Quand les dividendes sont-ils versés aux actionnaires ? 

Le plus souvent, les dividendes sont distribués annuellement aux actionnaires des entreprises cotées. Ils peuvent aussi l’être de façon trimestrielle, bi annuelle ou encore, mensuelle.

Toutefois, la majeure partie des entreprises cotées en Bourse distribuent les dividendes au cours des mois de mai et juin, après la tenue des assemblées générales et la publication des comptes annuels des sociétés.

Cependant, toutes les entreprises sont libres de choisir le moment où elles reversent les dividendes à leurs actionnaires. 

a) Les dividendes exceptionnels 

Les actionnaires des entreprises peuvent percevoir des dividendes exceptionnels en plus des dividendes classiques. Ici, il s’agit de dividendes versés ponctuellement et non prévisibles.

Les actionnaires (ou investisseurs) ne peuvent pas prévoir le versement de tels dividendes. Ces derniers surviennent lorsque l’entreprise génère des revenus alternatifs, ne provenant pas de l’activité principale de l’entreprise.

Par exemple, dans le cadre d’une cession ou d’une acquisition. Les dividendes exceptionnels sont alors versés en espèces ou en actions aux actionnaires de l’entreprise.

La date de versement de ces dividendes exceptionnels est choisie par l’Assemblée générale, comme toutes les autres décisions liées aux dividendes.  

3 – Comment calcule-t-on le rendement des dividendes ? 

Plusieurs indicateurs permettent de définir l’intérêt qu’un investisseur peut porter aux actions d’une entreprise.

Le taux de distribution et le taux de rendement en font partie.

Le fait de pouvoir les calculer permet de mesure le degré de « générosité » des entreprises. Mais aussi d’identifier celles qui sont les plus susceptibles de verser d’importants dividendes à leurs actionnaires.

Naturellement, en tant qu’investisseur, ce sont ces entreprises qui nous intéressent. 

a) Le taux de distribution : dividendes/bénéfice net

Pour connaître la « générosité » d’une entreprise, il faut s’intéresser à un indicateur spécifique. Il s’agit du taux de distribution.

Celui-ci se calcule comme suit : dividendes/bénéfice net.

Ce taux permet de déterminer le pourcentage des bénéfices redistribués aux actionnaires. Les entreprises peuvent adopter une politique de stabilité, qui décrète le pourcentage des bénéfices distribués aux actionnaires.

Dans certains secteurs d’activité, comme le secteur technologique, les entreprises investissent les bénéfices qu’elles dégagent, compte tenu de leur besoin en capitaux élevés.

Bien sûr, cela se discute lors des Assemblées générales. 

b) Le taux de rendement : dividendes/cours de l’action 

En Bourse, le cours de l’action revêt un intérêt majeur pour les investisseurs. Car si le taux de distribution concerne toutes les entreprises qui comptent des associés, le taux de rendement concerne celles qui ont émis des actions. Et qui sont donc cotées en Bourse.

Le taux de rendement se calcule comme suit : dividende/cours de l’action.

Un rendement élevé peut avoir deux significations. La première désigne des bénéfices importants, et une grande générosité de l’entreprise.

La seconde : le cours de l’action est très bas. 

En pratique, on sait que les sociétés immobilières et les sociétés holding présentent les taux de rendement les plus importants. Et ce, notamment parce que leurs bénéfices sont parmi les plus importants.

De même, la politique de dividendes de ces sociétés se tourne essentiellement sur les actionnaires, tandis que le cours de leurs actions est souvent en décote.

Ainsi, ces trois facteurs réunis favorisent un rendement élevé. 

c) Trouver les dividendes dans le bilan 

Le bilan comptable de l’entreprise est un document que vous avez intérêt à consulter ou à vous procurer en tant qu’actionnaire. Il fait mention des dividendes versés aux actionnaires et cette information doit obligatoirement apparaître sur les comptes de résultat de l’entreprise.

Justement, les normes comptables françaises prévoient une mention « Associés-dividendes à payer », qui est crédité du montant choisi.

Le compte « résultat de l’exercice » est celui qui permet de payer les dividendes des actionnaires. 

d) Comment trouver les sociétés qui rémunèrent leurs actionnaires ? 

Justement, pour trouver une société dans laquelle investir, il faut se baser sur les indicateurs mentionnés ci-dessus.

Le rendement d’un titre peut tout à fait être un critère de choix pour les investisseurs. Le versement de dividendes peut être l’un de vos critères de sélection lorsque vous recherchez des actions à acquérir.

Les plateformes permettant l’achat d’action en ont fait un critère de recherche qu’il suffit de sélectionner. De même, la presse spécialisée dans la Bourse fait souvent mention des entreprises les plus généreuses avec leurs actionnaires.

N’hésitez pas à consulter les listes proposées pour choisir une société. 

4 – Les méthodes de paiement des dividendes 

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Le conseil d’administration des sociétés décide du montant du dividende versé par les entreprises aux actionnaires. Et ce, après l’arrêté des comptes.

Le plus souvent, les dividendes font l’objet d’un versement en une fois aux actionnaires, mais il est aussi possible de procéder à des versements d’un ou de plusieurs acomptes sur dividendes durant l’année. Les versements des dividendes aux actionnaires peuvent se faire de deux façons : le paiement en actions ou le paiement en numéraire.

L’actionnaire peut choisir d’être payé en numéraire ou en actions. 

a) Le paiement en numéraire 

Pour ce type de paiement du dividende, qui est le plus courant, l’investisseur perçoit sur son compte le montant du dividende, qui dépend du nombre d’actions qu’il détient.

Cette méthode est la plus couramment employée pour le paiement des dividendes des actionnaires, et implique un versement de liquidités directement sur leur compte.

Ils n’obtiennent pas d’actions supplémentaires. 

b) Le paiement en actions 

Dans le cas d’un paiement en actions, l’investisseur perçoit un montant équivalent à ses actions.

Pour l’entreprise, un paiement en actions génère une augmentation du capital, puisqu’elle crée des actions pour les redistribuer. Cela n’a donc pas d’effet sur sa trésorerie.

En revanche, cette solution engendre une dilution du bénéfice par action. 

c) Des dividendes égaux pour tous les actionnaires ? 

Il existe deux types d’actions. Et donc, deux types d’actionnaires.

Les investisseurs peuvent choisir des actions ordinaires. Celles-ci leur confèrent tous les avantages de la détention d’action, et leur permettent de participer (et de voter) en assemblée générale de l’entreprise.

Mais il existe aussi des actions à dividende prioritaire (ADP). Ces actions ne confèrent pas la possibilité de participer aux assemblées générales de l’entreprise ni de voter. En revanche, les actionnaires qui en détiennent revoient un dividende plus important que ceux qui possèdent des actions ordinaires.

Ces derniers possèdent un droit sur la gestion de l’entreprise. 

En Bourse, beaucoup d’entreprises émettent des ADP afin de garder le contrôle décisionnel de l’entreprise, tout en augmentant leur capital disponible.

Devenir actionnaire d’une entreprise cotée ne signifie pas toujours que l’on obtient un droit de décision. Ce qui semble logique, lorsqu’on sait qu’une entreprise peut avoir des centaines, et même des milliers d’actionnaires, par le biais de la Bourse.

Pour elle, il est plus logique et plus simple d’émettre une majorité d’actions à dividende prioritaire, au lieu d’actions classiques. 

d) Comment toucher le dividende ? 

Plusieurs cas de figure se présentent pour les achats d’actions, et le versement des dividendes.

Tout dépend de la date d’acquisition des actions, obtenue sur les marchés boursiers. La règle est la suivante : il faut détenir les actions depuis au moins la veille du versement des dividendes (« détachement du coupon ») pour y avoir droit. Obtenir le calendrier du paiement des dividendes pourrait vous être utile. 

  • Si vous avez acheté vos actions au comptant, avant le détachement, vous percevez le dividende versé par l’entreprise. 
  • Si vous avez acheté les titres le jour même du versement, vous ne percevez pas de dividende.
  • D’autre part, si vous avez vendu des titres avant de détachement du dividende, vous ne touchez pas non plus de dividende. Le montant du dividende peut être prélevé sur votre compte, en guise d’indemnité compensatoire. 
  • Enfin, si vous avez acheté les actions en SRD avant la date de versement du dividende, vous le percevez. Seulement, celui-ci sera effectif le jour où les actions seront payées. 

4 – Quelle fiscalité autour des dividendes ? 

Depuis la nouvelle loi de finances 2018, la fiscalité autour des dividendes s’est simplifiée : le flat tax s’est installé.

Depuis l’instauration de cette politique de fiscalité, tous les investisseurs se soumettent au même taux d’imposition. Ainsi, quel que soit le montant de leurs revenus, les actionnaires répondent à un taux fixe de 30 %. Celui-ci comprend 12,8 % d’imposition et 17,2 % de prélèvements sociaux.

La flat taxe s’applique à l’ensemble des revenus du capital (dont les dividendes font partie, entre autres produits). 

a) Quel barème choisir pour l’imposition ?

Cette imposition au prélèvement forfaitaire universelle n’est pas obligatoire : elle est optionnelle.

Il est toujours possible d’appliquer l’imposition au barème de l’impôt sur le revenu. Pour l’investisseur, le choix de l’option dépend avant tout de ses revenus fiscaux, et de ceux de son foyer.

Il est à noter que l’imposition qui se base sur le barème de l’impôt sur le revenu permet de bénéficier d’un abattement de 40 % sur la perception des dividendes. Et pour les petits revenus, cette solution est plus avantageuse. 

Pour récapituler, l’actionnaire a le choix entre deux options : 

  • Le flat tax ou PFU (prélèvement forfaitaire unique) de 30 %, qui regroupe les prélèvements sociaux et l’imposition : 12,8 % d’imposition et 17,2 % de prélèvements sociaux :
  • Le barème progressif de l’impôt sur le revenu, ainsi que les 17,2 % de prélèvements sociaux. 

Naturellement, chaque investisseur choisit la solution la plus avantageuse en fonction de ses propres revenus. Les investisseurs avec les plus gros revenus privilégient souvent la flat tax.

Attention toutefois : les services du gouvernement considèrent la flat tax comme étant le régime d’imposition par défaut.

Si vous souhaitez opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu, il vous faut le mentionner lorsque vous déclarez vos revenus issus de dividendes. 

Les dividendes en Bourse : l’essentiel 

Les dividendes sont des parts de bénéfices que les entreprises versent aux actionnaires détenteurs de leurs actions.

La date du paiement et les modalités se décident lors des Assemblées générales, et dépendent donc de toutes les entreprises.

En revanche, l’imposition (flat tax) est la même pour tous les actionnaires percevant des dividendes, quels que soient leurs revenus.

Auteur de l’article : Michael

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