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Analyse complète : 5 placements rentables et accessibles en 2020

5 placements rentables pour 2020

Comment placer son argent en 2020 

La nouvelle année est lancée et il est maintenant temps de se poser la question : où et comment placer son argent en 2020 ?

Difficile de s’en sortir face à la quantité astronomique d’informations sur internet..

Certains vous conseillent d’investir dans l’immobilier, alors que d’autres vont vous dire de tout mettre en bourse afin de gagner le gros lot.

Plutôt que d’écouter une personne qui vous parle d’un seul domaine, pourquoi ne pas avoir une vue d’ensemble sur les placements vers lesquels vous pouvez vous intéresser en 2020 ?

Mais avant de vous dévoiler la liste complète, nous allons aborder plusieurs points importants.

Pourquoi placer son argent 

Comme vous le savez, les taux d’intérêt sont historiquement bas, ce qui signifie tout simplement que les placements ” classiques “ ne rapportent strictement rien.

C’est tout le contraire d’ailleurs, ils vous font perdre de l’argent. 

La raison, c’est que l’inflation ( l’augmentation du cout de la vie ) est en moyenne en France de 1% à 2% par an.

Pour faire simple, laisser dormir son argent sur vos livrets bancaires traditionnels n’est pas la meilleure solution pour optimiser vos finances ! 

( voir article : pourquoi notre argent perd de la valeur à la banque ) 

En règle générale, quand une personne souhaite placer son argent, elle se tourne vers les livrets ou fonds liquide et sécuritaires mis en place par les établissements bancaires.

Malheureusement, ils sont tous à des taux inférieurs à l’inflation, comme par exemple : 

  • Livret A ( 0,5% à partir de février 2020, niveau historiquement le plus bas depuis sa création en 1818 )
  • Obligations ( entre le négatif et 0% début 2020 ) 
  • Fonds en euros ( 1,40% brut en 2019 )
Obligation 10 ans France
Rendement obligation France aux alentours des 0% début 2020 ( source : investing.com )

Quel est votre objectif de rendement 

Quand je parle de placement rentable en 2020, il s’agit d’une rentabilité nettement meilleure que les rendements traditionnels ( de 0,5% à 2% ) je préfère vous prévenir d’avance car, par exemple, 5% de rendement pourrais ne pas vous suffire comme il pourra paraître énorme pour votre collègue de travail.

Si vous cherchez des rendements de 20% en sirotant un cocktail au bord de la plage en travaillant 1 heure par semaine, vous n’êtes clairement pas au bon endroit. 

Je souhaite partager avec vous dans cet article des conseils pratiques, concrets et qui pourront s’appliquer dans votre vie rapidement si vous fournissez un minimum d’effort pour en apprendre plus sur le sujet. 

Mon rôle est de vous faire gagner du temps en partageant certaines pistes qui pourront vous aider à booster le placement de votre épargne et vous éviter de tourner en rond.

Pour finir, vous devez clairement définir quel est votre objectif de rendement moyen et sur quelle durée vous souhaitez placer cet argent. 

Selon la durée que vous pouvez vous permettre de complètement immobiliser votre argent, certaines stratégies ne seront pas forcément adaptées à votre situation.

À titre personnel et en prenant en compte l’inflation, je commence à qualifier d’acceptable un rendement annuel de 4% minimum, ce qui est approximativement le double de l’inflation en France.

Bien sur tout dépendra du type d’investissement qu’il s’agit et du temps que vous allez y consacrer, l’exemple parfait est l’immobilier. Si vous passez du temps à chercher un bien, le financer, faire les travaux, mettre en place un locataire et j’en passe, un rendement de 8% minimum devra être obtenu pour rentabiliser le compromis temps passé / investissement / contrainte pour être RENTABLE rapidement.

Mais dans le cas d’un autre placement sans rien toucher, 4% de rendement totalement passif sans même y penser et fournir d’efforts, c’est déjà un très bon début ! 

Alors posez-vous la question : plutôt court, moyen, ou long terme ? 

Mais comment réussir à augmenter le rendement de vos placements en 2020 ? 

Maintenant que nous avons partagé ensemble pourquoi il est important de placer son argent et l’importance de mettre au clair ses objectifs ainsi que sa durée d’investissement, regardons ensemble les différentes possibilités qui s’offrent à vous. 

En effet, il y a plusieurs domaines dans lesquels vous pouvez investir et obtenir des rendements nettement plus rentables que les livrets et placements ” traditionnels “.

Mais qui dit placement dit, forcément : RISQUE ! 

C’est pour cette raison que j’ai décidé de partager avec vous 5 placements possibles qui seront classés des moins risqués au plus risqué selon mon point de vue personnel.

N’attendez plus et découvrez tout de suite la suite de cet article ! 

Placements

1 – Assurance-vie diversifiée

L’assurance-vie est le premier placement qui rapporte plus de rendement que les livrets ” traditionnels “ des établissements bancaires. 

a) Les deux types d’assurance-vie

Pour faire simple, il existe 2 types d’assurance-vie : 

  1. Assurance vie FE ( fonds en euros ) 
  2. Assurance vie diversifiée avec UC et FE ( unités de compte et fonds en euros ) 

Quelle différence entre les deux ? 

Le fonds en euros est généralement la première option choisie par les investisseurs, c’est également le placement le moins risqué à partir du moment ou l’on souhaite placer son argent ailleurs que les livrets bancaires. 

Beaucoup de personnes ont peur d’investir et souhaitent une garantie complète de leur capital, quitte à obtenir un faible rendement. 

Le fonds en euros, c’est quoi ? 

Le fonds en euros est une alternative à cette problématique. Son objectif est de protéger l’épargne de l’inflation et d’offrir un meilleur taux que les emprunts d’État. C’est un support financier sécurisé sur lequel le souscripteur d’un contrat d’assurance vie peut investir son épargne. L’argent est disponible et les retraits peuvent s’effectuer à tout moment.

b) Comment choisir son assurance-vie

Il n’est jamais évident de s’y retrouver parmi les nombreuses possibilités que l’on peut voir sur internet, mais voici quelques conseils qui pourront vous permettre de bien démarrer dans vos recherches et de sélectionner votre assurance-vie. 

1 – Frais d’entrée

Les AV ayant des frais d’entrée élevés dépendent parfois de ” banques classiques “ ou sont parfois plus anciennes ( avant l’arrivée des offres sur Internet ) que celles proposant depuis quelques années l’absence de frais d’entrée.

Des frais d’entrée plus élevés ne veulent rien dire de particulier, si ce n’est ” peut-être ” un gage de solidité.

Cependant, en règle générale, ce n’est pas argument valable.

Les rendements des assurances-vie sont en baisse, il faut privilégier celles proposées par des intermédiaires ayant :

  • Frais d’entrée : 0€
  • Frais de gestion minimes

Vous pouvez par exemple regarder sur les AV de courtiers en ligne comme : Yomoni, Altaprofits, MonFinancier, Linxea ..

Ces courtiers sont tous adossés à des banques connues et reconnues.

  • Exemple : Linxea Avenir = l’assureur est le Crédit Mutuel Arkéa, par l’intermédiaire de sa filiale Suravenir.
  • Exemple 2 : MonFinancier Vie = l’assureur est Générali par l’intermédiaire de sa filiale e-Cie vie.

2 – Supports disponibles

Il faut aussi choisir une AV en fonction des supports qu’elle peut offrir ( selon vos souhaits d’investissement ) :

  • Nombre et variétés de supports opcvm ? Certains courtiers comme Linxea essayent d’en ajouter sur demande des assurés ( via leur forum ).
  • Types de fonds Euros disponibles ?
  • Fonds Euros classiques ( obligataires a 90-95%, actions à 5-10% : les plus vieux, les moins rémunérateurs )
  • Fonds Euros opportunistes ( immobilier + obligations + fonds structurés : % variable )
  • Fonds Euros immobiliers ( investis à 90% sur des SCPI ou OPCI )
  • Fonds Euros dynamiques ( avec une part en actions, souvent 20-30% .. mais un rendement qui peut donc évoluer, à la hausse comme à la baisse, mais le capital est garanti ). Ces derniers Fonds sont souvent davantage chargés en frais, car ils sont plus complexes à gérer.

À noter que certains courtiers interdisent un placement à 100% sur les derniers fonds euros ( exemple : 80% maxi et 20% restants en OPCVM )

  • Présence de supports immobiliers ( SCPI ) : Certains contrats proposent des SCPI, pas toujours les mêmes. Donc, là aussi, si ce support vous intéresse, il faut l’étudier dans le choix du contrat
  • Option de gestion : Certains contrats proposent des gestions pilotées, mais payantes. En gros, on choisit les supports pour vous en tentant d’optimiser les placements ( mais toujours sans garantie s’il s’agit d’OPCVM ).

Libre à vous de choisir si vous préférez gérer seul ou déléguer la gestion, c’est un choix personnel avec ce qui vous conviendra le mieux.

3 – Autres frais divers ( retrait, arbitrage .. )

L’élément qu’il faut aussi comparer, c’est le montant minimal des retraits.

Lorsque l’AV sera ” à maturité “ et si vous souhaitez faire un jour des retraits partiels, le montant minimal de ces retraits change ( parfois 1000 euros, parfois 500 euros .. ).

Cela peut jouer si l’optique est de se verser un jour un complément de retraite tous les mois.

Bien entendu, les frais de retrait doivent être de 0.

Les frais d’arbitrage ( pour changer de supports ) doivent être gratuits également.

Parfois, seul un arbitrage à l’année est gratuit, parfois ils sont tous payants ( et ça peut vite chiffrer si vous souhaitez changer de supports – ex : OPCVM – régulièrement ).

Les ” frais de rente “ : parfois, si le capital doit être transformé en rente, des frais de gestion apparaissent ( 2%, 3% ).

Là aussi, c’est une partie du capital que vous ne retrouverez pas. Par exemple, ils sont de 3% chez Forteunéo et 0% chez Linxea.

Néanmoins, c’est plus simple de procéder par des retraits partiels.

À vous d’analyser la stratégie qui conviendra le mieux en fonction de votre objectif et de la durée d’investissement souhaité.

c) Quel rendement

Comme vous pouvez l’imaginer et vu son faible risque, le rendement des fonds euros est très faible, à peine supérieur aux livrets bancaires.

Chaque début d’année, les assureurs annoncent le rendement qu’ils vont pouvoir apporter aux épargnants, dans le cas de l’année 2020 le rendement prévisionnel est approximativement de : 1,70% ! ( avant impôts ) 

Pas de quoi faire fructifier de manière explosive votre capital, mais une bonne alternative aux plus faibles rendements des livrets bancaires et sécuriser votre argent quand même. 

Comment augmenter le rendement de l’assurance-vie ? 

La solution, c’est que vous avez également la possibilité de diversifier votre assurance-vie.

Vous allez donc vous retrouver avec une assurance-vie mélangée : FE + UC ( fonds euros + unités de compte ) 

Les unités de compte sont des fonds d’investissements plus risqués qui sont composés de supports financiers ( fonds actions France, fonds actions Monde, fonds obligataires, fonds patrimoniaux, supports immobiliers tels que les SCI ou encore les SCPI .. )

Contrairement aux fonds en euros, les unités de compte comportent un risque de perte en capital. Cela signifie que vous pouvez perdre votre mise initiale, et être en moins-value.

Bien sur, vu que les risques sont plus élevés, les unités de compte ont des possibilités de rendements plus élevés sur le long terme. 

Il existe plusieurs types de fonds d’investissements qui seront disponibles au sein de votre contrat d’assurance ( prudent, dynamique, offensif .. ) 

Ce sera à vous de les analyser selon le type de risque que vous serez prêt à prendre, mais également la répartition que vous souhaitez mettre en place par rapport à votre capital total investi ( 20%, 50% ou 100% en UC par exemple ) 

Le but final sera de trouver le meilleur compromis RISQUE / REPARTITION entre les fonds en euros et les unités de compte de votre assurance-vie. 

Pour ma part, j’ai un profil très offensif, je suis à 90% UC / 10% FE ( ceci est mon choix personnel ) 

Quel rendement pour l’assurance-vie diversifiée

La performance annuelle moyenne sur 10 ans ( 2009-2018 ) des UC s’élève à 3,88% ( soit une performance cumulée de 46,28% ).

Sur la même période, les fonds en euros affichent un rendement annuel moyen de 2,60% ( soit 29,24% de rendement cumulé ).

Bien sur, cela dépendra de la santé économique mondiale ainsi que la future hausse ou baisse des marchés financiers, mais la différence est non négligeable ! 

Dans tous les cas, il est forcément conseillé de placer son argent pendant plusieurs années afin d’obtenir des rendements visibles sur votre placement initial. 

À vous de trouver celui qui vous conviendra le mieux ! 

2 – SCPI ( ” la pierre papier ” )

Après l’assurance-vie il y a les SCPI ( Société civile de placement immobilier ) ou aussi appelée la ” pierre papier “.

Pour faire simple, les SCPI donne la possibilité aux investisseurs d’investir dans l’immobilier par l’obtention de ” parts “ de parcs immobiliers sans avoir à détenir de l’immobilier en direct ” physique “.

Cet investissement se fait par l’intermédiaire d’une société de gestion. 

Les parts de SCPI peuvent être très diversifiés, vous pouvez aussi bien investir dans des sociétés immobilières qui détiennent un parc de biens immobiliers neufs, des biens commerciaux, des bureaux, du locatif ou du diversifié.

Les rendements de chaque SCPI dépendra donc de nombreux critères, l’ancienneté de la société, le parc immobilier, la localisation, l’évolution locative de l’ensemble du parc, etc..

Ci-dessous, un tableau récapitulatif du rendement servi par les SCPI en 2019 par rapport au prix de part de janvier 2020 ( source : https://www.devenir-rentier.fr/t22965 )

SCPI
Classement de 69 SCPI selon le rendement obtenu pour l'année 2019
a) Les différentes types de SCPI

Il existe 3 différentes sous-catégories de SCPI : 

  • Les SCPI fiscales : on y trouve les SCPI Robien, Duflot, Girardin, Scellier, Pinel, déficit foncier, monument historique ou encore Malraux. Le point commun de ces véhicules réside dans l’acquisition d’un parc immobilier dont les caractéristiques correspondent aux différentes lois fiscales.
  • Les SCPI de rendement : principalement investies en immobilier professionnel, elles ont pour vocation de fournir un rendement plus élevé 
  • Les SCPI de plus-value : le niveau de rendement est faible mais la plus-value est élevée. Par exemple en investissant dans des appartements en loi 48, le rendement est dégradé car les loyers sont modestes. Cependant à la suite du décès du locataire, une forte plus-value est à prévoir. Dans cette catégorie, on peut aussi classer les SCPI qui investissent dans l’immobilier viager.
b) Comment investir dans les SCPI

Comment investir son argent dans des parts de SCPI ?

Les conditions d’acquisition des parts dépendent de la forme des SCPI :

1 – SCPI d’immobilier d’entreprise

  • SCPI CAPITAL FIXE : L’acquisition de parts est possible sur le marché primaire lors d’une augmentation de capital. Hors de cette période, il faut passer par le marché secondaire d’échange de parts entre investisseurs : L’acheteur doit inscrire une demande indiquant la quantité de parts souhaitée et le prix maximum offert sur un carnet d’ordre. La confrontation entre acheteurs et vendeurs a lieu selon une fréquence fixe, généralement mensuelle.
  • SCPI CAPITAL VARIABLE : L’acheteur peut souscrire librement au prix d’émission fixée par la société de gestion.

2 – SCPI immobilier résidentiel 

Ces SCPI étant à capital fixe, l’acquisition de parts est possible au travers d’augmentations de capital annuelles.

c) Par quel moyen les acquérir

Il est possible de souscrire auprès :

– De sociétés de gestion.
– De réseaux bancaires. ( vente des SCPI gérées par le groupe )
– De professionnels de la gestion de patrimoine.
– De portails spécialisés sur internet proposant une offre de produits plus large, à vous de choisir celui qui vous conviendra le mieux.

c) Attention aux frais !

Lorsque vous investissez dans une SCPI il faudra faire attention aux frais de souscription et de gestion.

Beaucoup de personnes les négligent et ils pourront impacter votre rentabilité surtout si vous souhaitez investir sur une période de temps beaucoup trop faible.

1 – Les frais de souscription 

Les frais de souscription varient selon le type de SCPI ( comptez approximativement 10% ) :

– Émission de nouvelles parts : cas des SCPI à capital variable et des SCPI à capital fixe en augmentation de capital. Les frais sont compris dans le prix de souscription. Ils varient de 6% à 12% selon les SCPI et sont identiques que l’on souscrive directement auprès d’une société de gestion ou par un intermédiaire spécialisé.

– Le marché secondaire : concerne les SCPI à capital fixe. Les frais de souscription sont moins élevés ( revente de parts ), mais il faut y ajouter des droits d’enregistrement à hauteur de 5% du prix acquéreur ( minimum 25€ ) perçu par le trésor public.

2 – Les frais de gestion

Les frais de gestion permettent de rémunérer annuellement la société de gestion pour sa mission d’investissement, de gestion de location et d’entretien du parc immobilier.

Ils portent uniquement sur les revenus, et représentent environ 10% des loyers perçus par an.

Les performances des SCPI ( comme le taux de distribution ) sont calculées nettes de ces frais.

d) Quelle fiscalité ? 
En tant que détenteur de parts de SCPI, vous serez soumis à la fiscalité immobilière :
 

Type d’imposition

Barème

Prélèvements Sociaux

Pendant la détention

Impôt sur le revenu foncier

Au Taux Marginal d’Imposition Régime réel ou micro-foncier

17,2%

Impôt sur le revenu financier

Au PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique) ou sur option au Taux Marginal d’Imposition

17,2%

À la revente de vos parts

Impôt sur les plus-values immobilières

19% sur base imposable dégressive selon la durée de détention.
Exonération après 22 années

17,2% sur base imposable dégressive selon la durée de détention.
Exonération après 30 années

 
CAS EXCEPTIONNEL DU REGIME MICRO FONCIER : 

Vous pouvez bénéficier d’un abattement de 30% d’impôt en optant pour le régime microfoncier sous les conditions suivantes :

  • Le cumul des revenus fonciers est inférieur à 15 000 €.

  • L’associé perçoit des revenus issus d’une location nue.

  • L’associé ne détient pas de bien immobilier ou de parts de SCPI dont les revenus bénéficient déjà d’un régime fiscal dérogatoire.

IMPÔT SUR LES PLUS-VALUES

Le traitement fiscal des plus-values des parts de SCPI suit le régime général des plus-values immobilières : 19% sur base imposable dégressive selon la durée de détention.

Les plus-values sont exonérées au bout
de 22 années de détention selon le barème d’abattements suivants :

  • 6% pour chaque année de détention au-dessus de la 5 et jusqu’à la 21 année.
  • 4% pour la 22e année de détention.

Les prélèvements sociaux ( 17,2% en 2020 et évolutif dans le temps ) sont totalement exonérés après 30 années de détention.

Au-dessous de cette durée, l’abattement est le suivant :

  • 1,65% pour chaque année de détention à partir de la 6e année et jusqu’à la 21e,
  • 1,60% pour la 22e année de détention,
  • 9% pour chaque année au-delà de la 22e année jusqu’à la 30e.
e) Les rendements possibles

La moyenne de rendements des SCPI se situent entre 3% et 6% avant impôts, net de frais de gestion. 

3 – Investir en crowdfunding immobilier

Si l’immobilier ” papier “ vous intéresse mais que vous souhaitez améliorer / diversifier le rendement obtenu, il y a la possibilité d’investir en crowdfunding immobilier.

a) Définition

Pour faire simple, le crowdfunding immobilier est en quelque sorte une levée de fond d’un promoteur qui souhaite faire financier une partie ou la totalité d’un projet immobilier.

Vous avez d’un côté des investisseurs particuliers qui souhaitent faire fructifier leur épargne, de l’autre, des promoteurs immobiliers qui souhaitent obtenir de l’aide pour financier un projet. 

Il existe de nombreux projets différents, centres commerciaux, locatif professionnel, locatif particulier, achat/revente.. 

Il est possible d’obtenir des rentabilités qui varient de 6% à 12% brut ( avant impôts ) selon le projet financé, ce qui est beaucoup plus intéressant que les rendements de placements traditionnels que l’on connaît !  

crowdfunding
Exemple des multiples avantages d'investir dans ce type de placement selon le site : homunity.com
b) Comment investir ? 

Pour commencer, vous devez créer un compte chez un intermédiaire spécialisé pour ce type d’investissements. 

Personnellement j’utilise le site : HOMUNITY

C’est une société qui m’a été recommandé plusieurs fois par des investisseurs qui m’entourent, le siège du groupe est situé en France à Paris, ce qui est encore plus rassurant. 

Néanmoins, libre à vous de choisir votre intermédiaire afin d’investir dans ce type de placement, prenez soin à affiner vos recherches et obtenir des avis de personnes qui utilisent déjà les services d’un site en particulier pour vous rassurer sur la confiance de ce dernier. 

c) Ticket d’entrée

La plupart des projets de crowdfunding immobiliers demandent une somme minimale à investir. 

Contrairement à l’immobilier physique où vous devez engager de grosses sommes ( par emprunt ou non ) le crowdfunding immobilier dispose d’un avantage conséquent.

En effet, il est possible de commencer à investir avec une somme qui varie entre 500 euros et 2000 euros pour des durées variables entre 12 mois et 36 mois sans frais d’entrée. 

Plutôt pratique, surtout pour les personnes qui ont peur psychologiquement d’engager de grosses sommes dans leur investissement pour démarrer !

C’est très accessible et cela demande peu de risques si vous souhaitez tout simplement essayer ce type d’investissement ou même pour diversifier vos placements.

d) Les risques 

Néanmoins, tout n’est pas si rose, comme vous pouvez vous en douter, qui dit rendement plus élevé dit également risque plus conséquent. 

Vous devez dans un premier temps prendre soin de bien analyser le projet que vous souhaitez financer. De manière générale, les sites internet spécialisés en investissement de crowdfunding vous fournissent de nombreux documents concernant le projet en question avant le lancement officiel. 

L’inconvénient majeur du crowdfunding est qu’il s’agit de projets beaucoup plus nichés et restreints que les SCPI qui sont beaucoup plus élargis au niveau de leur parc immobilier, le risque est naturellement plus important car vous participer au financement d’un projet immobilier à un seul et unique endroit. 

Ensuite, plusieurs imprévus peuvent entraver l’accomplissement final du projet :

  • Faillite de sous-traitants.
  • Dépassement du budget
  • Difficultés afin de vendre les nouveaux logements.

Ces déconvenues peuvent rallonger l’investissement, en réduire la rentabilité  ou pire encore, amener la perte du capital de l’investisseur.

Cela peut varier en fonction du projet lancé, c’est donc un travail personnel à mettre en place en amont avant d’investir votre épargne dans ce type de projet. 

Soyez tout de même rassurés, si votre intermédiaire choisit de publier la levée de fond sur son site pour les investisseurs, c’est qu’il s’agit d’un projet relativement solide avec un risque réduit pour ne pas causer de tort à la réputation ainsi qu’à la solvabilité de ce dernier ! 

Un autre conseil appliqué par beaucoup d’investisseur est de tout simplement mettre son argent dans plusieurs projets différents, cela permet d’équilibrer le risque et de diversifier son placement. 

e) La fiscalité 

Pendant, où, à la fin de votre investissement, vous allez percevoir des intérêts.

Ces intérêts seront à déclarer en tant que revenus mobiliers. 

Lorsque vous prenez part à un projet proposé sur un site de crowdfunding, vous souscrivez à des obligations ( valeurs mobilières ) émises par une SAS, qui sert de véhicule d’investissement. ( sauf exceptions ) 

Pour un particulier, depuis le 1er janvier 2018, le revenu des obligations est soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique ( PFU ), soit une taxe unique plafonnée à 30% :

  • Les prélèvements sociaux : 17,20% sur le montant brut des intérêts

  • Le prélèvement forfaitaire non libératoire du paiement de l’impôt sur le revenu : un acompte de 12,80% sur le montant brut des intérêts. Cela sera automatiquement reporté sur votre déclaration d’impôt.

PFU
Article 125 A du code général des impôts

Vous avez désormais toutes les informations nécessaires pour l’investissement en crowdfunding immobilier.

Le gros avantage de ce type d’investissement est que vous pouvez commencer avec une faible mise de départ, néanmoins, ne mettez pas toutes vos économies dans ce type de projets.

Je ne peux que vous conseiller de diversifier vos placements et de ne pas mettre tous vos oeufs dans le même panier !

4 – Immobilier physique

Investissement immobilier
Les notaires de France ont compté 1,59 million de ventes en 2019, soit 10% de plus que l’année précédente. ( source : myexpat.fr )

Important : Nous allons discuter ensemble uniquement de l’investissement locatif et non pas de résidence principale, les conseils que je souhaite vous apporter dans cette liste de 6 placements rentables et accessibles sont uniquement portés vers des placements qui pourront vous permettre de faire fructifier votre épargne annuellement avec un taux de rendement continu sur le long terme. 

On le sait tous, investir dans la pierre est l’un des placements favoris des Français. 

Et c’est encore plus le cas depuis les dernières années, la situation financière de nos futures retraites est de plus en plus incertaine et chacun essaye de la préparer de la meilleure des manières. 

Investir dans la pierre reste un moyen efficace et relativement tangible sur le long terme pour améliorer sa future qualité de vie. 

C’est un placement qui se dit ” rassurant ” :

La grosse surprise se trouve ailleurs, là où on ne l’attendait pas forcément. C’est l’explosion de l’investissement locatif, c’est-à-dire l’achat d’un logement pour le louer à des tiers. Plus d’une transaction sur quatre a été réalisée à ce titre, soit 27%  de progression sur un an. Une acquisition sur 4. Et chose inattendue, les classes moyennes, les employés et les ouvriers font partie intégrante du mouvement : ils sont à l’origine de plus d’un quart de ces placements, soit « la catégorie socioprofessionnelle la plus importante parmi les investisseurs ».

( Source : atlantico.fr 08 Janvier 2020 ) 

a) Les avantages de l’immobilier

1 – Les taux d’intérêt

En 2020, les taux d’intérêt sont historiquement bas. Il est possible de ” s’endetter quasiment gratuitement “ car les intérêts d’emprunt auront un cout très réduit sur la totalité du crédit. 

Le taux moyen sur une durée de 20 ans est de 1,30% ( mis à jour de 10/02/2020 source : meilleur taux.com ) ce qui permet à un investisseur immobilier d’emprunter à un taux très faible en comparaison du rendement annuel qu’il peut espérer en retour.

Avec un minium de connaissances et de recherche, il n’est pas rare d’obtenir un rendement locatif de 6% à 7% à brut en fonction de votre zone géographique. Il est évidemment possible d’augmenter ce rendement en changeant de stratégie.

Ensuite, qui dit taux d’intérêt plus faible dit également beaucoup moins d’intérêts bancaires à rembourser sur la totalité du crédit. Il y a donc moins de cout suite à la mise en place d’un crédit immobilier. 

Mais il faut faire attention, car quand les taux d’emprunts sont à la baisse, la demande augmente face à l’offre disponible et les prix de l’immobilier grimpent rapidement.

Il ne faut donc pas être aveuglé par les faibles taux d’intérêt et bien analyser le bien immobilier que l’on souhaitera acquérir car avec un mauvais achat, il est possible que votre investissement vous fasse même perdre de l’argent. 

2 – L’effet de levier

Le deuxième avantage de l’investissement immobilier ( si ce n’est le plus important ) est qu’il est possible de s’enrichir avec de l’argent qui ne nous appartient pas. 

L’emprunt bancaire, c’est utiliser un effet de levier considérable pour acquérir un bien qui nous rapportera de l’argent grâce à de l’argent qui nous a été ” confié “ par un organisme bancaire. 

Bien évidemment, tout le monde ne pourra pas emprunter la même somme d’argent. Il y a de nombreux critères qui devront rentrer en compte :

  • Votre situation financière
  • Votre situation professionnelle ( intérimaire, CDI, CDD.. ) 
  • La gestion de vos comptes
  • Votre rapport avec le/la conseiller(e) bancaire
  • Votre épargne disponible 
  • Le projet que vous souhaitez financer
  • L’endroit où vous souhaitez investir
  • ETC..

Lorsque vous allez demander un emprunt bancaire, votre rôle sera de rassurer la banque par rapport au projet que vous souhaitez financer. Elle va vous prêter de l’argent, vous devez donc naturellement mettre toutes les chances de votre côté pour rassurer votre intermédiaire que vous allez le rembourser en toute sécurité. 

C’est le plus gros avantage dans l’investissement immobilier, la possibilité d’obtenir une somme conséquente pour acquérir un actif qui pourra vous enrichir sur le long terme. 

3 – Le rapport : cash-flow + patrimoine

Dans l’investissement immobilier locatif, il y a 3 manières générales de gagner de l’argent :

  • Gagner de l’argent par un ” cash-flow “ mensuel régulier ( rentrée d’argent supérieur aux dépenses, donc un excédent immédiat dans notre poche chaque mois ) 
  • Prise de valeur du patrimoine et donc une augmentation de sa valeur à la revente
  • Cash-flow + prise de valeur du patrimoine en même temps, ce qui est beaucoup plus rare.

Choisir sa stratégie précise !

Selon ce que vous souhaitez réellement en matière de gain et de rentabilité, vous allez devoir vous adapter à votre marché en fonction de vos objectifs ( cash-flow ou patrimoine ) car, il est difficile de pouvoir tout obtenir d’un coup.

Pourquoi je peux difficilement avoir du cash-flow et du patrimoine en même temps ?

Pour faire simple, les biens immobilier qui rapportent du cash-flow sont très souvent dans des villes moins recherchés où le prix au m2 est plus faible, cela vous permettra d’acheter des biens immobiliers à un prix plus attractif pour des tarifs de locations qui ne sont pas beaucoup plus faibles que le prix de location d’une grande ville avec un prix au m2 beaucoup plus haut. 

Ensuite, qui dit prix au m2 plus attractif dit également ville moins recherchée autant par les investisseurs que les personnes qui souhaitent acheter une résidence principale.

Si un prix au m2 est plus faible, c’est tout simplement qu’il y a moins de demande que d’offres disponibles sur le marché, donc, une baisse de demande. 

C’est à cause de ses critères que votre bien aura un potentiel de valorisation nettement inférieur dans le temps qu’une ville plus chère et plus demandée par le marché. 

L’avantage dans ce type de situation est donc que ce sont ces types de bien immobilier qui ont un potentiel de gains immédiats pour vous rapporter du cash-flow !

L’énorme différence qu’il y a entre le prix d’un bien immobilier dans une ville éloignée n’est pas corrélé avec la baisse du loyer par rapport à une grande ville, c’est précisément grâce à ça que vous pouvez gagner de l’argent dans ce type de situation.

Exemple : à Strasbourg, un 2 pièces de 50 m2 coute approximativement 150 000 euros pour un loyer hors charges de 600 euros. Dans une autre ville comme Haguenau ( + de 30 000 habitants ) situé à 30 km, un 2 pièces de 50 m2 coute approximativement 100 000 euros pour un loyer de 500 euros hors charges.

L’appartement de Haguenau coute près de 30% moins cher, tandis que le loyer n’est qu’inférieur de 15% !

C’est cette différence qui fera en sorte de booster votre possibilité de ” cash-flow “ à l’arrivée, c’est la base à appliquer si vous souhaitez gagner des revenus immédiatement avec un bien immobilier. 

Comment augmenter son cash-flow pour gagner de l’argent TOUT DE SUITE ? 

Si vous voulez gagner beaucoup d’argent en plus tout de suite, il vous faut donc créer beaucoup de cash flow. Et pour créer beaucoup de cash flow il n’existe que cinq solutions :

  • Vous augmentez la durée totale du crédit pour pouvoir diminuer le montant de vos mensualités ( vous remboursez moins vite, mais l’appartement vous met de l’argent dans la poche tous les mois que vous pouvez réinvestir ou utiliser pour vos dépenses courantes ).
  • Vous trouvez un bien avec une grosse rentabilité qui viendra couvrir le crédit et mettra de l’argent dans votre poche, généralement dans les villes avec un prix au m2 plus faible, avec des gros travaux à prévoir ou en essayant d’autres stratégies de locations ( ce qui est possible mais demandera du temps et des recherches, les investisseurs étant des individus rationnels, les bonnes affaires ne restent en général pas très longtemps sur le marché ).
  • Vous multipliez les achats immobiliers ( vous gagnez 100 euros de cash-flow sur votre premier studio, puis vous en achetez un second qui vous rapporte 100 euros, puis un troisième, etc ). Dans ce cas de figure, c’est la banque qui risque de calmer vos ardeurs après quelques achats mais en général il y a une certaine marge avant que ce ne soit réellement une barrière, tout cela dépend bien sur de votre situation financière, de vos revenus, et de la qualité de vos montages.
  • Vous utilisez beaucoup de levier ( si vous investissez dans un bien très cher, par exemple un immeuble à 500 000 euros avec un rendement de 10%, vous aurez 50 000 euros de loyers versés et l’excédent après remboursement de la mensualité sera mécaniquement plus élevé. Cependant s’engager sur un montant aussi élevé signifie également prendre des risques élevés. Si quelque chose se passe mal, vous êtes engagé sur une grosse somme et vous pouvez très vite vous retrouver dans une situation financière délicate ).
  • Vous mettez plus d’argent sur la table ( augmenter votre apport en cash diminuera le montant de la mensualité et augmentera donc votre cash-flow mensuel à durée équivalente ).

Comme vous pouvez le voir, il existe de nombreuses stratégies possibles pour améliorer votre investissement et ne pas forcément ” attendre la retraite “ pour profiter du gain que vous rapportera ce dernier. 

C’est à vous de connaitre vos objectifs en matière de temps mais également de gains financiers. 

Est-ce que vous préférez un gain en capital ou alors un gain mensuel régulier ? 

Analysez votre marché et trouver la stratégie qui vous conviendra le mieux également. 

b) Les inconvénients de l’immobilier

Tout investissement compte des risques, évidemment, l’immobilier locatif ne fait pas exception.

Voici selon moi les points les plus importants à observer lors de l’achat d’un bien immobilier pour de l’investissement locatif : 

  • Les mauvais payeurs : Vous l’avez surement déjà entendu de nombreuses fois, l’une des principales peurs des investisseurs débutants est que le locataire ne paie pas son loyer. Faites en sorte de fournir un logement de qualité mais également de bien sélectionner un locataire qui dispose d’un dossier de qualité. Observez sa situation professionnelle mais également son comportement face à vous lors de la visite, prenez votre temps et évitez de vous précipiter sur la première personne intéressée par votre bien immobilier. 
  • La vacance locative : Imaginez vous en possession d’un bien immobilier de qualité avec une belle rénovation, mais que vous devez attendre plusieurs mois avant de trouver un locataire ? Ce sera également le cas si vous avez un locataire qui part de votre logement et que vous devez rembourser les mensualités du crédit en attendant qu’un nouveau locataire arrive à l’intérieur de votre logement. Il est important d’analyser la demande locative et si vous souhaitez investir dans un secteur tendu ou au contraire, très détendu. Il est également important de connaitre le nombre de logements ” vacants “, le % de personnes qui louent dans la ville où vous souhaitez investir.. le but est de rassembler les informations les plus importantes pour réduire votre risque et vous réconforter dans votre choix. 
  • La liquidité du bien immobilier : Imaginez-vous dans quelques années avec un appartement propre, bien rénové, toujours loué et qui dispose d’une rentabilité correcte, mais que vous n’arrivez pas à vendre ? C’est le risque dans des villes trop éloignées ou avec une population en baisse par exemple. Quand vous investissez, prenez soin de bien analyser la ville dans laquelle vous souhaitez acheter mais également le quartier. Soyez attentif à l’environnement mais également l’évolution de la population dans le secteur pour vous projeter dans quelques années et dormir sur vos deux oreilles. 

Maintenant que vous avez les points les plus importants à vérifier, vous devez surement vous poser la question : Merci pour tous ses conseils, mais comment je peux réussir à analyser tout ses chiffres ? Je vais mettre un temps fou avant de connaitre tout ça ! 

Pas de panique, je vous invite à consulter le site ” ville-data “ qui dispose d’énormément d’informations sur toutes les villes de France et qui va vous permettre de mieux connaitre la qualité de la ville dans laquelle vous souhaitez investir.

VILLE-DATA : POUR ANALYSER LES DONNÉES IMPORTANTES DE TOUTES LES VILLES DE FRANCE

Vous avez désormais toutes les cartes en main pour analyser correctement les villes qui vous intéresse et de sélectionner celles qui seront les plus susceptibles d’améliorer la qualité de vos investissements immobiliers.

c) Les stratégies et rendements possibles

Il existe de nombreux cas différents dans l’investissement immobilier locatif. 

De nombreuses personnes comparent le rendement qu’elles ont obtenu suite à un achat immobilier, vous pouvez entendre parler de 5% brut mais certaines personnes arrivent à atteindre des rentabilités très élevées jusqu’à 15% brut ou plus. 

Comment calculer la rentabilité brut ? 

Il peut y avoir une différence importante entre la rentabilité BRUT et la rentabilité NET en fonction des charges et taxes qui viendront s’ajouter ensuite. Mais le fait de connaitre ce chiffre va vous permettre de directement savoir si un bien pourra éventuellement être intéressant ou non. 

Personnellement, j’estime qu’une bonne opération commence à devenir rentable à partir de 8% brut, il est ensuite possible d’optimiser le rendement avec de nombreuses stratégies ( que nous allons voir plus loin ensemble ).

Mais voici comment calculer la rentabilité brut d’un investissement locatif immobilier :

( Loyer hors charge x 12 ) / prix d’achat total tous frais compris x 100

Exemple : Un appartement acheté 80 000 euros tout compris ( achat + frais d’agence + frais de notaire + travaux ) loué 600 HC par mois.

( 600 x 12 ) = 7200 / 80 000 x 100 = 9

Ce qui nous donne 9% BRUT !

Mais il faut faire attention à la manière dont vous voulez exploiter le bien immobilier. Certaines méthodes rapportent plus de rendements mais il faut que votre marché soit adapté à cette stratégie. 

Je ne vais pas trop rentrer dans le détail, cet article est déjà très long et je souhaite vous apporter un maximum d’informations rapidement, mais je vais lister ci-dessous les principales stratégies possibles en immobilier ainsi que le rendement potentiel que vous pouvez atteindre. 

Les stratégies seront classés de la moins rentable à la plus rentable en % BRUT annuel : 

  • Immobilier de défiscalisation ( type Pinel ) : 3% à 5% brut
  • Immobilier locatif dans l’ancien : 5% à 7% brut
  • Immobilier locatif dans l’ancien avec de gros travaux en longue durée : 5% à 8% brut
  • Location meublée longue durée : 6% à 8% brut
  • Colocation : 7% à 10% brut
  • Division en plusieurs logements : 8%  brut ou plus
  • Immeuble de rapport : 8% brut ou plus
  • Location saisonnière : 10% ou plus

Il en existe d’autres, mais voici la liste principale des stratégies possibles dans l’immobilier locatif. 

Chaque marché est différent, vous devez adapter vos stratégies en fonction de vos objectifs et des possibilités qui pourront s’offrir à vous. 

d) Ne négligez pas la fiscalité

Avant toute chose, je tenais à préciser que je ne suis pas un expert en fiscalité, c’est d’ailleurs pour cette raison que je paye un expert-comptable qui s’occupe personnellement de la fiscalité de mes biens immobiliers.

Mais il est important de souligner l’importance de la fiscalité dans l’investissement locatif, car c’est un point qui est beaucoup trop négligé par beaucoup de personnes qui souhaitent se lancer dans l’aventure de l’immobilier locatif. 

Vous avez peut-être déjà entendu ce discours autour de vous, une personne vous raconte qu’elle a acheté un appartement avec un locataire qui paye 500 euros de loyer hors charges, avec un crédit de 450/500 euros et donc le bien ” se finance tout seul “ !

Malheureusement, c’est loin d’être aussi simple. 

Pour être bref, la fiscalité va dépendre de beaucoup de critères selon votre stratégie ainsi que votre situation financière personnelle, je ne peux que vous encourager à consulter une personne compétente et experte dans ce domaine pour vous renseigner.

En effet, il y a une énorme erreur que je vois partout sur les réseaux sociaux, c’est que les personnes veulent économiser quelques euros pour remplir leur feuille d’imposition seule et d’optimiser la fiscalité à leur manière. 

C’est une énorme erreur selon moi.

Engagez une personne plus compétente que vous, surtout sur ce domaine et vous allez voir qu’elle vous fera gagner 2 choses importantes : De l’argent mais également BEAUCOUP de temps. 

LMP, LMNP, Microfoncier, Réel, SCI à l’IS, SCI à l’IR.. il existe de nombreuses possibilités pour optimiser votre fiscalité dans l’investissement immobilier.

Vous devez adapter cette fiscalité à votre situation financière personnelle mais également à vos objectifs sur le court et long terme. 

Si le sujet de la SCI vous intéresse et que vous souhaitez payer moins d’impôts, je vous invite également à consulter le guide spécialisé sur le sujet qui se trouve juste ICI 

5 – La bourse

Bourse
La bourse est un placement qui offre de bonne possibilités sur le long terme

Contrairement aux idées reçues, l’investissement en bourse et sur les marchés financiers est un des placements les plus rentables depuis les dernières décennies. 

Malheureusement, beaucoup de personnes pensent que la bourse est trop compliquée et que c’est un type d’investissement réservé aux plus aisés ainsi qu’aux personnes qui disposent de nombreuses compétences dans le domaine. 

Même encore aujourd’hui, les Français ne sont pas trop attirés par la bourse à cause de cette notion de ” risque “ .

Seulement 19 % des Français se disent prêts à investir dans les actions, selon le sondage Odoxa-LinXea ( source : lesechos.fr ).

Ce n’est pas forcément le cas, encore moins depuis l’arrivée des courtiers en lignes avec des frais d’investissements de plus en plus réduits et des opportunités qui deviennent accessibles pour tous. 

Je vais aborder avec vous plus en détails les notions à comprendre dès le départ mais également certaines erreurs que vous pouvez éviter.

a) Les différentes manières de gagner de l’argent en bourse

Avant de commencer à parler de ce sujet, il faut savoir que je ne parle pas ici de ” trading “ qui est de l’achat / vente rapide, mais d’investissement sur les marchés financiers avec une vision long terme.

1 – Différence en trading et bourse

La différence est très importante et il faut la comprendre dès le départ pour mettre votre esprit au clair sur ce sujet. 

Le trading : c’est une approche d’achat / vente court et moyen terme. Vous pouvez acheter une position et la revendre sur un horizon de temps qui peut varier de plusieurs semaines à quelques secondes ! On parle ici de ” swing trading “ pour les semaines, ” day trading “ pour la journée et aussi ” scalping “ pour une position de plusieurs minutes à plusieurs secondes. Il existe de nombreuses possibilités comme par exemple le trading sur les devises comme le EUR/USD pour faire du trading sur les monnaies telles que l’euro, le dollar mais également le trading sur action US, FR etc. C’est une activité complexe et qui demande un apprentissage théorique et pratique très rigoureux pour commencer à devenir rentable. Mais ce qui nous intéresse ici est un autre investissement, néanmoins il était important pour moi de rappeler la différence entre les deux. 

La bourse : Ici il s’agit d’un investissement long terme, minimum 5 ans. Pour faire simple, l’investissement en bourse consiste à acheter une ou plusieurs actions via un intermédiaire ou un courtier en ligne pour les garder dans un portefeuille et obtenir un gain sur le long terme. Il est possible d’acheter non seulement des actions mais également un ensemble d’action grâce à un seul support comme les ETF appelés ” trackers “. Prenons le CAC 40 par exemple, qui regroupe les 40 plus importantes sociétés Françaises. Plutôt que d’acheter chaque action qui compose le CAC 40, il est également possible d’acheter un seul ETF ou Tracker CAC 40 qui répliquera le cours du CAC 40 sans avoir besoin d’acheter les actions qui composent l’indice. 

Voici la différence majeure entre ces deux types d’investissements sur les marchés financiers.

Vous voyez que l’investissement en bourse est totalement différent du ” trading “ sur les marchés financiers.

2 – Les deux manières principales de gagner de l’argent en bourse

Il existe 2 manières principales de gagner de l’argent en bourse : 

  • Le gain en capital : Vous achetez une ou plusieurs actions avec un but de gain en capital et que votre portefeuille prenne de la valeur pour ensuite les vendre et obtenir un gain potentiel sur le long terme.
  • Le gain en dividendes : Certaines sociétés versent des dividendes à leurs actionnaires. Les dividendes sont les sommes versées à titre de revenus par une entreprise à ses actionnaires, c’est une partie des bénéfices annuels d’une entreprise qui leur est reversée. Vous recevez donc un montant de dividendes pour chaque action détenue en portefeuille au minimum la veille de son versement, il faut savoir aussi que le montant et la fréquence de dividende sont très variables en fonction des entreprises. Il y a des entreprises qui versent des dividendes mensuelles, trimestriels, semestriels ou annuels. À noter qu’il n’est pas rare que certaines sociétés réduisent voire même arrêtent complètement de verser des dividendes.

C’est à chacun d’analyser la solidité d’une société sur le long terme pour augmenter les chances de versement de dividendes ou de croissance dans les années à venir. 

Vous devez également choisir la stratégie à adopter dès de le départ en fonction de vos objectifs et de ce qui vous conviendra le mieux également.

b) Voyez sur le long terme !
Evolution bourse
Évolution du Dow Jones depuis 1920 malgré 2 guerres mondiales et plusieurs grosses crises jusqu'à 2018

L’une des principales qualités d’un bon investisseur en bourse est de contrôler ses émotions face à son investissement. 

Il n’est pas rare en effet qu’en cas de forte correction baissière, les investisseurs paniquent instantanément et se mettent à vendre leurs titres pour ne pas essuyer une trop grosse perte de leur investissement et sauver le peu de capital qui leur reste en portefeuille.

C’est compréhensible, mais il ne faut pas oublier que les corrections sur les marchés financiers sont naturelles et qu’il fonctionne avec des cycles à la hausse comme à la baisse. 

Si vous avez minutieusement sélectionné des valeurs solides dans votre portefeuille, les corrections sont de magnifiques opportunités pour renforcer vos positions et acheter des actions supplémentaires à bas prix dans l’optique de les conserver sur le long terme. 

N’hésitez pas à prendre le temps de bien vous former et d’analyser correctement les sociétés que vous souhaitez acquérir en portefeuille, cela aura pour but de vous rassurer et d’avoir envie d’en acheter encore plus en cas de forte correction. 

c) Quel est votre profil d’investisseur

Selon votre profil de risque mais également votre stratégie sur le long terme, vous avez plusieurs possibilités qui s’offrent à vous :

  • Vous analysez des actions qui vous intéressent afin de construire un portefeuille diversifier. Vous avez pour but de conserver un portefeuille avec des sociétés solides dans lesquelles vous placez une certaine confiance dans les années à venir. En cas de baisse, c’est une occasion pour renforcer votre portefeuille et maintenir vos positions sur le long terme.
  • Ou alors, si l’analyse de société ne vous intéresse pas du tout et que votre but est uniquement de placer votre argent de la manière la plus passive possible, il y a la possibilité d’investir au sein de ” trackers “. Comme je l’ai mentionné plus haut, les trackers ne sont pas des actions mais des indices qui composent un ensemble d’action. Pour faire simple, plutôt que de devoir acheter toutes les actions du CAC 40 séparément, il existe des trackers qui ” répliquent “ le cours du CAC 40. Vous avez donc besoin d’acheter 1 seul indice plutôt qu’une multitude d’actions séparément. La société Lyxor par exemple dispose d’un CAC 40 distribuant ( qui verse des dividendes ) avec une partie de l’ensemble des actions qui composent le CAC 40 dans un seul et unique indice !
LYXOR ETF CAC
Exemple avec le tracker Lyxor ETC CAC, les sociétés sont situés à gauche avec le % de part présent dans l'indice de chacune d'entre elles. Il réplique le cours du CAC 40 dans sa globalité.

C’est à vous de déterminer quel est la stratégie d’investissement qui vous conviendra le mieux en fonction de vos objectifs mais également de votre plaisir à analyser et devenir certaines actions ou tout simplement d’investir votre argent de manière totalement passive sur les marchés financiers. 

d) Les différents supports d’investissement ( et lesquels choisir ? )

Vous devez prendre soin d’investir sur un support avec des frais réduits, sinon il y a de fortes chances d’impacter votre rentabilité et vos achats d’actions sur le long terme. 

1 – Établissements bancaires 

Avant, il était nécessaire de passer par un intermédiaire couteux pour construire un portefeuille d’actions en bourse qui était généralement un établissement bancaire. 

Les frais de gestion mais également de transactions sont très couteux avec ce type d’intermédiaire. Il n’est pas rare de devoir payer 5€ uniquement de frais d’achat lors d’une acquisition d’action pour une seule et unique société ! 

Rajoutez à ça des frais d’entrée, de sortie, de gestion.. et bien d’autres. 

2 – Les courtiers en ligne

Fort heureusement, depuis plusieurs années, de nombreux courtiers en ligne offrent la possibilité d’ouvrir un compte à moindres frais, avec des couts de transactions et de gestion de compte très faible. 

C’est un avantage qui va directement réduire l’impact sur votre rentabilité long terme et qui ouvre des portes aux personnes qui souhaitent investir un faible montant sur les marchés financiers. 

Je ne peux que vous conseiller fortement d’ouvrir un compte via un courtier en ligne, je vais aborder dans le point suivant lesquels j’utilise et les 2 types de comptes à ouvrir pour investir sur les marchés financiers. 

d) Quel type de compte ouvrir

Les deux comptes majeurs pour les actions sur les marchés financiers sont le CTO et le PEA, je vais vous expliquer un peu plus en détails à quoi ils correspondent et leurs différences : 

  • CTO ( compte-titre ordinaire ) :

Le CTO est un support très flexible qui vous permet d’investir sur des valeurs mobilières françaises, européennes et internationales.

Il n’y à pas d’âge minimum ni de plafond d’investissement sur ce type de supports. Vous pouvez également disposer de plusieurs comptes titre différents.

Il y a également la possibilité d’avoir un compte titre individuel, associé à 2 personnes ou plus.

L’inconvénient principal est la fiscalité. En effet, depuis le 1er janvier 2018, les gains réalisés sur la revente d’actions détenues dans un compte-titres sont soumis à un prélèvement fiscal de 12,8 % et à un prélèvement social de 17,2 %, soit un total de 30 %, autrement appelé PFU. C’est le mode de taxation appliquée par défaut.

J’utilise personnellement la plateforme DEGIRO pour mon CTO qui offre les frais les plus bas du marché ( frais de transactions, frais de gestion ) avec un service client sans aucun souci jusqu’à aujourd’hui, n’hésitez pas à cliquer ici pour vous inscrire et profitez de 20€ offert en passant par ce lien ! 
  • PEA ( plan d’épargne en actions ) :

Le PEA est un support dans lequel les investisseurs peuvent loger des actions européennes ( hors sociétés foncières SIIC ), des fonds qui contiennent 75 % d’entreprises européennes, ainsi que des trackers et des parts de sociétés non cotées.

Vous pouvez garder au sein de votre PEA des actions mais également des espèces de façon à pouvoir acheter et vendre sans sortir du PEA. Il dispose d’un plafond de versement : jusqu’à 150 000 euros.

En revanche, l’encours n’est pas limité, un investisseur générant de fortes plus values peut tout à fait détenir plusieurs millions d’euros sur son PEA.

Le nombre de PEA est limité à 1 par contribuable majeur et domicilié fiscalement en France. 

Le gros avantage est sa fiscalité, car à partir de 5 ans de détention, les plus-values réalisées sur le PEA ne sont plus imposables, et seront uniquement soumises aux prélèvements sociaux. 

Une astuce intéressante est d’ouvrir un PEA dès aujourd’hui avec quelques centaines d’euros et de commencer à vraiment investir quand vous le souhaiterez par la suite. L’avantage fiscal est calculé naturellement à partir de la date d’ouverture. 

Pour le PEA, j’utilise le courtier BINCK qui dispose de frais attractifs mais également d’un service client compétent
e) Le meilleur rendement sur le long terme
Rendement
Moyenne des rendements sur la période 1985-2015. Les marchés financiers et actions ont réalisés 10,3% de TRI ( taux de rendement interne )

La bourse fait peur notamment avec les fortes corrections que les marchés financiers peuvent subir dans les périodes d’instabilité économique. 

Il faut comprendre que les corrections sont tout à fait normales, tout simplement car la bourse ne peut pas monter de manière indéfinie sans jamais corriger de temps à autre. 

Il arrive également que des périodes d’euphorie surviennent. De nombreux intervenants se mettent à acheter en masse de nombreux titres sans raison particulières, ce qui à pour conséquence une forte hausse ainsi que d’une correction. 

Mais il faut voir les choses sur le long terme, comme vous pouvez le constater ci-dessus, les actions sur les marchés financiers on réalisés un rendement moyen annuel de 10,3% les 30 dernières années, soit une meilleure performance que tous les autres placements traditionnels que l’on connaît. 

Plutôt intéressant puisqu’il faut savoir que plusieurs crises sont passés par là, notamment celle de 2008 avec la crise des subprimes. 

Si vous souhaitez obtenir un bon rendement sur les marchés financiers, voici 3 astuces très simples qui pourront vous permettre de bien maîtriser votre portefeuille boursier sur le long terme : 

  • Développez vos connaissances et faites en sorte de sélectionner des actions solides avec des possibilités intéressantes sur le long terme
  • N’achetez et ne vendez pas à tout va, construisez votre portefeuille et gardez vos actions sur le long terme, cela vous permettra de réduire vos frais de transactions mais également de renforcer vos actions existantes en cas de baisse.
  • Maitrisez vos émotions, il n’y à rien de pire que de paniquer lors d’une correction ou de rentrer dans l’euphorie quand tout le monde achète un titre sans raison, soyez rationnel et renforcez vos positions en cas de baisse des marchés.

Fixez vous une stratégie et soyez disciplinés pour la maintenir sur le long terme, c’est la meilleure façon d’obtenir de bon rendements sur le long terme. 

Ce qu’il faut retenir : 

J’ai partagé avec vous dans cet article 5 façons de placer votre argent en 2020 et d’obtenir des rendements supérieurs aux livrets bancaires, du moins risqué au plus risqué. 

Évidemment pour moi le risque n’est pas forcément une barrière, s’il y a une bonne diversification ainsi qu’un minimum d’apprentissage et une vision long terme, vous pouvez réduire le risque sur vos placements.

Mais bien sur cela dépend de vos objectifs.

Il est difficile de donner une ” méthode idéale “ car nous avons tous des situations différentes et c’est votre rôle de trouver celle qui vous correspondra le mieux. 

Dans tous les cas j’espère vous avoir aidé à y voir plus clair sur les 5 placements les plus courants mais également les plus accessibles, j’ai fait en sorte de vous donner les informations les plus importantes sans pour autant rentrer dans des détails pointus et compliqués.

N’hésitez pas à me dire en commentaire en dessous si vous avez besoin de renseignements supplémentaires ou si je dois écrire un article sur un sujet en particulier !

J’espère que les conseils dans cet article seront utile à votre réussite, n’hésitez pas à venir jeter un coup d’oeil aux différents programmes pour passer rapidement à l’action et vous diriger vers votre réussite financière.

Vous pouvez également enregistrer le site dans vos favoris ou le partager avec un proche à l’aide des boutons en dessous de cet article. 

À votre succès.

2 réflexions au sujet de « Analyse complète : 5 placements rentables et accessibles en 2020 »

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